Lundi 26 août 2013 à Papeete. Belle ambiance place Vaiete samedi de 13H à 21H où le Hip Hop était à l’honneur avec une mention spéciale pour la danse. Johann Kwang et Mister Max, de son nom d’artiste, sont passionnés de danse depuis des années et viennent d’allier leurs forces respectives en faisant l’union entre deux collectifs de danseurs (X-Boys et Dancesoul) pour créer il y a un mois environ l’association « Yes We Dance » et proposer cet événement gratuit.

Collectif 9.8, DJ T-Unit, 987 Street Family, Walid Jackson et bien d’autres ont pu venir apporter leur pierre à l’édifice.
Avec le soutien de l’Union Pour la Jeunesse et du Ministère de la Jeunesse et des sports, ils ont réussi à regrouper en un seul show les différentes disciplines de la culture Hip Hop comme le rap, le break dancing, le DJing, le graffiti ou encore le beatboxing (l’art de faire des sons avec sa bouche) que le public a pu apprécier.
Cette culture Hip Hop est un mouvement culturel apparu à New York dans le Bronx au début des années 70 et a été un raz de marée mondial, vulgarisé en France dans les années 80 à travers la télévision.

A Tahiti, le Hip Hop existe fortement auprès de la jeunesse à travers la mode, la musique, la danse, le graph…Tupac Shakur artiste hyper prolifique et véritable icône disparue assassinée à Las Vegas en 1996 à l’âge de 25 ans, en a été l’ambassadeur. Aujourd’hui, Tupac reste encore très présent dans les goûts musicaux locaux même si une autre tendance provenant du sud des US, le ‘Dirty South’ a dépassé la mouvance des années 90 provenant de la ‘west coast’ des Etats Unis.
En dépit de la mauvaise image véhiculée par certains groupes de rap, le Hip Hop prône les valeurs de ‘paix, amour, unité et amusement’, elle est donc une culture pacifiste prônant la pluriracialité. La valeur implicite commune à toutes les disciplines précitées est le dépassement de soi, incitant ses adeptes à repousser ses propres limites chaque fois plus loin.
Johann et Max représentent bien ces valeurs saines et surtout cette énergie liée au dépassement de soi par rapport à une situation de départ pas forcément favorable.

Johann Kwang au micro de Tahiti Infos :
« C’est la troisième édition, la différence avec les deux premières, c’est que l’on avait vu qu’il commençait à y avoir du niveau, alors on a décidé de faire jouer la compétition en mettant en place les ‘battles’ en différentes catégories ragga, break dance et danse debout. Cet après midi c’était ouvert à tout le monde on a donné des cours gratuitement. »
« Le but est de promouvoir la culture Hip Hop, personnellement cela fait dix ans que je suis dans cette culture et j’aime la partager avec toute la Polynésie. »
« Il y a de plus en plus d’adeptes surtout chez les jeunes, cela montre que cela marche. On remercie les sponsors pour les cadeaux et l’UPJ pour le soutien financier et logistique. »
« Tout à l’heure on avait des danseurs de 4 ans, des mamans de la quarantaine, il y a tous les âges. C’est juste pour bouger, s’amuser et danser. On voit aussi le niveau en danse qui monte. Max a son école, la Street Dance Academy, moi je suis prof de break dance à Andrea’s School. On voudrait montrer à la Polynésie que l’on existe et peut être pourquoi pas affronter un jour les équipes internationales, ce serait le rêve ultime. »

SB

Source site internet : www.tahiti-infos.com