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cucsC’est en 1994 que l’Etat, à l’instar des mesures financières prises en France dans le cadre de la toute jeune « politique de la ville », propose aux 7 communes de la zone urbaine (Mahina, Arue, Pirae, Papeete, Faa’a, Punaauia et Paea), la mise en place du Contrat Urbain de Cohésion Sociale de l’Agglomération de Papeete. Seule la commune de Faa’a refuse d’y participer. Elle entrera au Contrat Urbain de Cohésion Sociale en 2000. Aujourd’hui, deux autres communes, Papara et Moorea sont sur le point d’intégrer le dispositif qui comptera donc à partir de 2007, neuf communes.

De 1994 à 2004, le financement du dispositif était bipartite Etat-Communes, l’Etat apportant en moyenne une participation annuelle de 300 Millions Fcp. Le Territoire, sollicité dès 1994 s’est toujours refusé d’y participer. Il faut attendre le changement de gouvernement de 2004 pour que le Pays manifeste enfin son intérêt pour le dispositif et apporte une contribution de 135 Millions Fcp par an.
En entrant dans le dispositif du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, le Pays souhaitait en partenariat avec l’Etat et les communes signataires apporter sa contribution au financement des actions associatives ou communales en direction des publics les plus fragiles.
Aujourd’hui, les crédits du Pays sont gérés par le Ministère du Développement des Communes. Le Président du Pays est représenté au sein du Syndicat Mixte du Contrat Urbain de Cohésion Sociale de l’agglomération de Papeete au même titre que le représentant de l’Etat et les représentants des Maires des communes adhérentes.

La finalité du Contrat Urbain de Cohésion Sociale est d’abonder les financements des politiques de droit commun du Pays dans les domaines où l’exclusion et la précarité des populations les plus en difficulté se font le plus sentir. Le logement, l’éducation, la santé, la lutte contre la délinquance et les conduites à risque, l’animation culturelle et sportive…. L’ensemble des efforts financiers devant être concentrés sur ces publics ciblés.

Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale a été dans ses premières années perçu comme un effet d’aubaine qui permettait aux communes, dans une logique de guichet d’abonder les crédits municipaux d’investissement. La mise en place des élus communaux en charge du Contrat Urbain de Cohésion Sociale et des chefs de projets communaux a permis une première prise de conscience de la philosophie propre de la politique de la ville orientée vers les publics en difficulté.

Nous sommes rendus aujourd’hui à une étape d’affinage de nos concepts. Le récent marché d’ingénierie sociale passé à un consultant pour préciser la géographie de nos zones de précarité, l’identification des « quartiers sensibles » dans chaque commune doit nous permettre de préciser notre périmètre d’intervention et d’établir les priorités nécessaires à une action pertinente et efficace.
De plus la négociation avec le Ministère de la Ville du nouveau Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) a permis à tous les intervenants de l’Etat, du Pays et des communes de construire ensemble une réflexion sur les enjeux de lutte contre l’exclusion et la précarité dans tous les domaines de la vie sociale.

Il s’agit là d’un véritable pas franchi sur le chemin de la prise de conscience de la nécessité de recentrer notre action non pas sur les communes mais sur les quartiers en difficulté. La tâche est immense si l’on sait que 32 quartiers sensibles ont été identifiés à Faa’a et 36 à Papeete. Ces seules données illustrent bien l’ampleur des problèmes existants avec leur réalité humaine derrière les chiffres.
Les sommes allouées aux communes par habitant de 2000 à 2006 varient selon le nombre et le coût des projets adoptés par le comité de pilotage du Contrat Urbain de Cohésion Sociale ; Elles varient de 28 000 Fcp pour Arue à 10 000 Fcp pour Punaauia en investissement et en fonctionnement. Faa’a ayant bénéficié pour sa part d’un effort de 17 000 Fcp.
Les investissements subventionnés concernent des équipements de base nécessaires à l’animation sportive et culturelle, au soutien scolaire. Le fonctionnement concerne des actions associatives et communales en direction des jeunes et des moins jeunes, des actions d’accompagnement des programme de Résorption de l’Habitat Indigne (RHI) par la mise en place d’équipe de MOUS (maîtrise d’œuvre urbaine et sociale), des actions d’accompagnement scolaire, des actions de cohésion sociale par des évènements festifs.
L’enjeu des années à venir réside dans l’identification des quartiers sensibles et la mise en œuvre dans ces quartiers d’une véritable politique de développement social.

Source : site internet de la mairie de Faa'a.

 


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